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Réponse à la problématique et résumé

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  Mais grâce à toutes ces informations, peut-on vraiment  dire que les couches lavables vont remplacer les couches jetables ?

  Selon  le Dossier de presse, "Découvrez les couches lavables modernes", le pourcentage de couches lavables est estimé en 2009 à 20 % aux Etats-Unis et  15 % en Angleterre. En Allemagne, les couches lavables sont devenues la norme. En France, pour l'instant, seulement 3 à 4% des parents utilisent des couches lavables.

  Pourtant, les couches lavables remplacent petit à petit  les couches jetables dans les pays développés, même dans les plus grandes sociétés de consommation. On voit donc une évolution des mentalités.

  Par soucis économique, ou bien par volonté de protéger  la santé de leur progéniture, ou encore dans le but de respecter la planète, les parents font le choix des couches lavables. 

Son recyclage et sa décomposition

A) AU MÊME TITRE QUE LES COUCHES JETABLES, LES COUCHES LAVABLES ONT DES IMPACTS SUR L'ENVIRONNEMENT

 

     Une analyse de cycle de vie conduite au Royaume-Uni a permis d’évaluer les impacts environnementaux liés à l’utilisation de couches jetables et lavables  par un enfant durant ses premiers deux ans et demi.  Cette AVC montre que, globalement, les couches lavables et les couches jetables ont des impacts sur l’environnement notables dans les trois domaines que sont :

 - L’utilisation de ressources naturelles

 - Les rejets dans l’eau et l’air

 - Les émissions de gaz à effet de serre

Ces impacts, bien qu’intervenant à des étapes différentes du cycle de vie du produit se situent, dans les mêmes ordres de grandeur.

 

Indicateurs normés

 

Source: Environment Agency, "An updated lifecycle assessment study for disposable and reusable nappies",

Science Report – SC010018/SR2, Octobre 2008

 

     L’utilisation de couches lavables ou de couches jetables sur l’ensemble des deux ans et demi génère toutes deux des émissions de gaz à effet de serre (de l’ordre de 600 kg eqCO24 soit autant qu’un trajet Paris-Moscou en voiture), des impacts sur l’épuisement des ressources naturelles (5 kg eqSb5) et sur l’acidification atmosphérique (3 kg eqSO26). L’étude ne permet donc pas de trancher en faveur de l’une ou l’autre de ces deux solutions par rapport à leurs impacts sur l’environnement.

 

Cependant, dans les deux cas, des pistes de réduction des impacts environnementaux existent !

 

 

B) IMPACTS ET LEVIERS D'ACTION POUR LES COUCHES JETABLES 

 

Planete terre an 2042

     On peut estimer aujourd’hui que la production de déchets de couches jetables est comprise entre 700 000 t et 1.8 millions de tonnes par an en France (soit 9% des ordures ménagères) d'après les chiffres de l'ADEME.

Ainsi, un enfant consomme durant ses 2.5 premières années 800 kg de déchets de couches jetables. Les couches sont éliminées en décharge ou en incinérateur, ce qui génère des impacts sur l’environnement et la santé liés à ces deux types de traitement. Le problème posé par les couches jetables vient du mélange des matières organiques (selles et urines) aux matières plastiques présentes dans les couches.

Pour les incinérateurs, les impacts viennent principalement de la production des rejets engendrés (dioxines et autres).

Pour la décharge, l’impact provient principalement de la production de biogaz (principalement du méthane) et de lixiviats (qui sont partiellement traités par lagunage avant d’être rejetés dans le milieu naturel).

 

     Cependant, d’autres impacts assez significatifs des couches jetables sont liés aussi  aux étapes de fabrication du produit.

     Des travaux sont pensés et développés au niveau des fabricants : allégement du poids de la couche et utilisation de matières premières renouvelables, par exemple dans le but de réduire les impacts des couches jetables. Diminuer le poids de la couche de 10% permettrait de réduire les impacts environnementaux de 5 à 9% selon les indicateurs de l’ADEME.  Des nouvelles couches dites plus "green" se développent sur le marché. Elles seraient généralement plus confortables que les couches jetables et bien sur plus écologiques. Elles se composent principalement de ouate de cellulose biodégradable (sans agents conservateurs ni parfums nocifs).Aussi, permettent-elles à la peau des bébés de mieux respirer, ce qui diminuerait les allergies et les érythèmes fessiers. Cependant, ces nouvelles couches ne sont pas complètement biodégradables, il y reste encore du plastique : dans les élastiques ou les fermetures.

On compte aujourd'hui plusieurs marques de couches dites « bio ». Se partagent sur le marché des couches jetables écologiques les enseignes suivantes :

Paint

Ainsi, Les travaux permettant de réduire ces déchets auront un impact significatif aussi bien sur la réduction des impacts dus à la production et au transport des couches, que sur la réduction des impacts liés à la gestion des déchets (rejets, transport, réduction des capacités de traitement etc.).

 

 

C) IMPACTS ET LEVIERS D'ACTION POUR LES COUCHES LAVABLES

 

     Les impacts environnementaux de la couche lavable sont très dépendants de leurs conditions d’utilisation. De ce fait, les impacts environnementaux des couches lavables peuvent être supérieurs ou inférieurs aux couches jetables.

     En effet, les consommations d’énergie et d’eau liées au lavage et au séchage des couches ainsi que l’usage de détergents pour le lessivage qui sont rejetés dans les eaux de lavage constituent des pollutions qu’il faut absolument prendre en compte.

     Les impacts de la production des couches lavables comparés à la fabrication des couches jetables sont considérablement moins importants (respectivement jetable/lavable :  -  changement climatique 550 / 140 eq kg Co2  -  ressource non renouvelable 4.63 / 0.93 eq Kg Sb). 

Les autres impacts sont globalement inférieurs pour les couches lavables, mise à part la toxicité aquatique (2.72 / 4.08 eq 1.4 DB) sachant que l’on prend en compte des couches en coton conventionnelles et non biologiques. (chiffres de l'ADEME)

     En ce qui concerne les systèmes de services de location de couches, le principal impact provient de l’électricité et du carburant utilisé pour les activités de lavages.

     Parmi les principales pistes d’actions, l’ADEME recommande :

 - Le lavage des couches dans une machine à pleine charge (réduction des impacts environnementaux de 11 à 16.8%);

 - L’utilisation d’une machine à laver performante classée A/A/A (réduction des impacts environnementaux de 3 à 9.7%) ;

 - Le séchage des couches exclusivement à l’air libre (réduction des impacts environnementaux de 6 à 16.7%);

 - Le lavage des couches à 60°C maximum plutôt qu'à 90°C (réduction des impacts environnementaux de 14 à 43.7%);

 - L’utilisation de lessives porteuses de l’écolabel européen, par exemple ;

 - Le dosage de lessive tel que préconisé par son fabricant ;

 - L’absence de repassage des couches.

 

     L’utilisateur peut donc à travers des gestes simples comme ces pistes d’actions à adopter lors du lavage, participer au respect écologique.

Enfin, la réutilisation des couches pour un autre enfant réduira de 6 à 10% les impacts environnementaux de la couche lavable pour bébé.

 

     Il est bien sur évident que les couches lavables permettent de réduire considérablement la quantité de déchets. Mais cela comprend néanmoins :

 - 38 kg de tissus mis en décharge.

 - 195 kg de boues provenant du traitement de l’eau de lavage et des toilettes.

 - 39 kg provenant des déchets de détergent et 9 kg de déchets dus à la production des couches.

(Les boues pourront être épandues, et les déchets de couches sont composés majoritairement de tissu naturel, la partie imperméable représente une minorité de ces déchets).

                                                                                                                                                                                   

De son achat jusqu'à sa détérioration

A) LE MARCHE DES COUCHES         

 

     Avant de devenir propre, un enfant  porte près de 5000 couches (chiffre approximatif).  Aujourd’hui, en France, trois milliards de couches culottes, toutes marques confondues sont vendues chaque année selon le site ConsoGlobe. Cela représente un marché d’environ 600 millions d’euros. De ce fait, la concurrence est rude. A l’heure actuelle, trois grands groupes se partagent le marché national :    

 - Deux américains

  •      Le géant Procter &Gamble : avec Pampers
  •      Kimberly Clark : qui commercialise les couches Huggies

 - Le suédois SCA (Svenska Cellulosa Aktiebolaget): avec les couches UP & GO                                                                  

Marche 1

Part

C’est alors un marché oligopolistique (quelques offreurs pour une multitude de demandeurs) qui a vu le jour dans les années 50.

       

     

Le marché français de couches culottes est spécifié par la Nomenclature d’Activité Française (NAF). Dans cette classification se trouvent principalement deux catégories de produits :

 - Des articles en papiers ou en ouate de cellulose : essuyages, mouchoirs, serviettes de table …

 - Des articles de types « absorbants » : couches jetables, produits d’hygiène féminine, et produits pour incontinents.

 

    La demande conserve sa stabilité et reste importante, car 97% des bébés portent des couches d'après Pampers. La couche n’ayant pas de substitut, elle est indispensable pour les bébés, donc ses ventes restent constantes. De la même manière, le haut de gamme ne subit pas de déclin, ou presque, et conserve son succès. L’offre reste diversifiée mais doit être abordable dans le contexte économique actuel afin que l’entreprise ne sorte pas du marché et reste en compétition avec ses concurrents. On voit aussi la force des marques distributeurs qui ont des prix abordables leur permettant de conquérir de nouvelles parts de marché et de concurrencer les plus grands tels que Pampers et Huggies.

     Il est donc nécessaire de procéder à un marketing d’entretien face à une demande soutenue. La guerre des prix se caractérisant par les promotions répétitives de packs de couches est développée par les marques haut de gamme pour lutter contre le hard discount dès 2007. L’innovation est aussi une stratégie très utilisée. En effet, le groupe Kimberly-Clark a introduit sur le marché sa nouvelle gamme de couches pures et naturelles qui répond à une demande toujours plus forte de la protection de l’environnement et donc des produits biologiques. Mais c’est Huggies qui détient la meilleure part de marché sur ce marché des couches vertes. Le marché « low cost », lui, est dominé par les marques distributeurs qui prennent de plus en plus de part de marché aux couches « haut de gamme ».

     Le contexte actuel joue un rôle essentiel dans la consommation des ménages. La hausse du pouvoir d’achat intervient donc directement sur les ventes des couches pour bébé. Si la conjoncture macroéconomique influence le marché des couches culottes, la structure de la population française est un facteur déterminant de la santé de ce marché. Il est vrai que si le nombre de naissances augmente, le nombre de couches vendues serait plus important.

 

Et la place des couches lavables dans tout cela?

Avec la crise économique mondiale, certains parents optent pour les couches lavables.

De nombreux modèles sont vendus sur internet. On y trouve des modèles neufs ou d’occasion. De plus en plus de boutiques proposent également des couches lavables et la location de couches se fait désormais, ce qui permet aux parents de tester le produit avant d'investir dans du matériel assez onéreux . Un système d'entretien est aussi envisageable.

 Deux marques  principales se partagent le marché des couches lavables : 

Final

 

 

B) PLACE DE PAMPERS DANS LE MARCHE DES COUCHES

 

    Pampers est le fleuron du groupe de la multinationale américaine Procter&Gamble spécialisé dans les biens de consommation courante (hygiène et produits de beauté). Le siège de P&G est situé à Cincinnati en Ohio. En 2012, la société emploie 127 000 personnes pour un chiffre d'affaires de plus de 80 milliards de dollars. Procter & Gamble possède 25 marques générant un chiffre d'affaires supérieur à 1 milliard de dollars par an. Pampers détient, lui, un chiffre d’affaires de 9 milliards de dollars.  Cette appartenance à ce leader mondial, lui permet de cultiver auprès des consommateurs une bonne image du produit. Pampers profite également d’une très bonne image de marque auprès des français, en effet, selon l’étude Milward de 2010, c’est la marque en laquelle ils ont le plus confiance et le fait que ses produits soient tournés exclusivement vers les bébés, aide à la renforcer.

 

     Les consommateurs sont prêts à payer le prix de la qualité pour leur progéniture : un paquet de 26 couches coûte environ 12euros. Pampers mise donc principalement sur l’innovation et le conseil, la qualité et l’efficacité de leurs couches. L’entreprise cherche avant tout à développer ses produits pour bébé, prônant le confort et la technicité.

 

     Pampers développe de nouvelles couches régulièrement comme  « total care » permettant aux bébés un confort incomparable ainsi qu’une absorption optimale, véritable avantage concurrentiel qui ne risque pas de s’arrêter.

 

     Pourquoi alors une marque haut de gamme telle que Pampers tente-t-elle l’expérience des prix "mini" qui n’existaient pas parmi leurs produits ? En effet, sont apparues dans les rayons les couches jetables Simply Dry, arrivées sur un marché monopolisé par les marques distributeurs. Ces nouvelles couches se positionnent parmi les couches bas de gammes jusqu’ici inconnues de la marque…

 

 

C) COÛT DES COUCHES JETABLES ET LAVABLES

 

     Les couches représentent une part importante dans le budget des ménages. Aujourd'hui,  différents modèles de couches jetables existent, des discounts aux « haut de gamme » en passant par les couches écologiques.  L’utilisation des couches lavables par les particuliers, peut se faire de différentes façons mais nous admettrons pour ce tableau une utilisation avec acquisition du produit neuf et entretient à domicile.

Tableau

 Chiffres de l'ADEME, et de Bil ta gabari

 

 

     Savant mélange de technologie "anti-fuite" et de matières "dernier cri", la couche lavable n’a plus rien à voir avec le bon vieux lange de jadis. La couche lavable devient même un accessoire de mode. Ces couches réalisent une réelle économie de 700 euros pour le premier enfant et 1400 euros dès le second.

 

Par ailleurs, avec le développement de la redevance incitative, les ménages ayant des enfants s’y retrouveraient directement en utilisant des couches lavables réduisant ainsi considérablement les quantités et les volumes de déchets engendrés. On peut estimer ce coût à un minimum de 75€ pour les 2,5 ans d’un enfant.    

 

                                                                         

D) UN BILAN ECONOMIQUE PLUS CONTRASTE AVEC LE COÛT D'OPPORTUNITE

 

Un célèbre proverbe dit : « le temps, c’est de l’argent !».

En économie, le coût d’opportunité est le gain maximum que l’on aurait pu obtenir dans le meilleur emploi alternatif possible d’une ressource.

Et bien dans notre exemple de couches, le coût d’opportunité est ce que perd en temps et donc en euros, un individu qui utiliserait des couches lavables.

Le coût d’opportunité est donc le coût du temps passé à laver les couches mais aussi à installer le matériel pour l'entretient (machine à laver, sèche-linge...).

 

     

 Limites 1

 

Ainsi, on observe que l'utilisation n’est économiquement intéressante que lorsque le coût d’opportunité du temps est inférieur à 10 euros par heure.

 

  •      Si je gagne 0 euro par heure (si je ne travaille pas) : je gagne 300 euros (si j’achète des couches lavables) par an.

 

  •     Si je gagne 10€ /H : je perds 100 € (si j’achète des couches lavables)   par an.                                         Limites

 

  •      Si je gagne 20€ /H : Je perds 500 €  (si j’achète des couches lavables) par an.

                                                                                                                                                               

  •     Si je gagne 30€ /H : Je perds 900 €  (si j’achète des couches lavables) par an.

 

Donc plus le temps est précieux, moins on a intérêt (économiquement) à utiliser des couches lavables. Ceux qui gagnent mieux leur vie ont en moyenne un intérêt économique à polluer plus en achetant des couches lavables.

 

Conclusion : il n’y a pas moyen de dire que la couche lavable est absolument de l’intérêt de tous.

De sa conception à sa vente

A) LA COMPOSITION DE LA COUCHE JETABLE                                                            

Couche jetable 

La composition d’une couche jetable n’est mentionnée sur aucun emballage.

On compte :

 - De la pâte à bois blanchie

 - Du plastique en polyéthylène : film plastique imperméable pour l’enveloppe extérieure et les systèmes d’attaches en velcro, qui ne laisse donc pas respirer la peau des bébés

 - Du polyacrylate de sodium contenant une cinquantaine de produits chimiques: c'est ce composant qui permet d'absorber les liquides

 - Du benzol (produit désormais considéré comme cancérigène): trouvé dans le gel des couches en 1988 par le magazine écologique allemand Öko-Test

 - Des organo-étain (étain dibutylique et étain de monobutyl)

 

     Parlons de ce polyacrylate de sodium dont le but est de camoufler les odeurs, de parfumer et d’absorber. L’urine est totalement absorbée par cette poudre contenue dans la partie inférieure de la couche. Cette poudre particulière est constituée de minuscules granules d’un plastique appelé polyacrylate, connu pour son pouvoir absorbant. Poudre blanche à l’état sec, le polyacrylate se transforme en substance gélatineuse humide lorsqu’il est au contact d’un liquide.

Comme tous les autres plastiques, le polyacrylate est un polymère, une substance constituée de longues chaînes de molécules. Les grands espaces séparant les molécules de polyacrylate sont facilement comblés par des molécules d’eau.

Voilà pourquoi les couches culottes sont tellement absorbantes ! Et plus il y a de poudre, plus la couche est absorbante.

 

 

Sur la photo de gauche ce sont 2 coupelles composées de polyacrylate et d'eau: celle de gauche provenant d'une couche Pampers et celle de droite d'une marque distributeur.

Sur la photo de droite, les mêmes coupelles après 1 mois fermées hermétiquement. On constate que le polyacrylate de la marque distributeur a moisi.

 

 

     Des études ont montré que le blanchissement au chlore des couches jetables générait des produits toxiques comme la dioxine. D’autres évoquent la présence de TBT ou de composés organiques volatils nocifs. 

 

 

B) LA COMPOSITION DE LA COUCHE LAVABLE

 

     Si pour certains parents la couche lavable s’apparente aux bons vieux langes d'antan, ils sont bien loin de la réalité !

     Désormais les couches lavables sont préformées, se ferment avec des velcros ou des boutons pression, certaines se présentent sous la même forme que les couches jetables et s’appliquent en une seule étape.

 

     Il existe deux grands types de couches lavables :

 - Le système couche absorbante couplée à une culotte imperméable une couche à l’intérieur de la première, imperméable pour limiter les risques de fuites la nuit, durant les siestes par exemple.

 

- Le système tout-en-un, où le noyau absorbant et la culotte imperméable ne font qu’un.


 

Les textiles de ces couches utilisés sont doux et hypoallergéniques afin de protéger la peau de l’utilisateur des réactions allergiques.

Il n’y a donc pas de produits chimiques habituellement présents dans les couches jetables (polyacrylate de sodium ou polypropylène).

Les couches lavables sont principalement composées de matières naturelles :

 - Coton, bio ou pas : il a prouvé ses capacités anallergiques, simple à entretenir et résistant.

 - Chanvre : très absorbant, résistant, anti- bactérien et cultivé sans apport de produits chimiques. Un peu long à sécher.

 - Bambou: très absorbant, très doux et souple, anti- bactérien. Culture à haut rendement sans apport de produits chimiques. La fibre naturelle a subi un traitement « viscose ». Un peu long à sécher.

 Microfibre : polyester hautement absorbant et séchage rapide de par son tissage. La plupart des microfibres ne s'utilise pas en contact direct avec la peau. Demande des lavages en profondeur plus fréquents.

     Cependant, il existe certaines spécificités de ces couches (lavables et jetables) pour la piscine ou pour la nuit. Elles sont plus absorbantes et leur composition varie.

 

 

C) LA COMMERCIALISATION DES COUCHES : L'EXEMPLE DU GEANT PAMPERS

 

Les couches Pampers sont produites mais aussi conçues et perfectionnées en Allemagne :   voyons-en maintenant, à travers un site de Pampers, les différentes étapes :

 

« En septembre 2000 a lieu l’inauguration du centre de recherche pour les produits en papier à Schwalbach am Taunus, au siège de la société allemande Procter & Gamble GmbH. Dans ce centre, l’un des plus importants de P&G, des chercheurs perfectionnent en permanence les couches Pampers et font des recherches sur des matériaux nouveaux et améliorés. Mais une nouvelle couche n'a pas la tâche facile. Elle doit souvent subir plusieurs milliers de tests durant des mois et des mois de développement, et parfois même des années, avant de faire son arrivée sur le marché. 

Le centre de contact avec les consommateurs se poursuit au centre de recherche, joue un rôle essentiel dans le cadre du perfectionnement des couches Pampers. Chaque semaine, environ 1800 parents avec leurs bébés y testent de nouvelles couches pour déterminer si elles sont pratiques au quotidien. En effet, chaque nouvelle couche doit aider un peu plus les enfants à se développer de manière optimale et à se sentir satisfaits à tout point de vue… 

[…] Les couches Pampers ne sont commercialisées qu'après avoir été testées sous toutes les coutures par les bébés et leurs parents [...].

 - Les tests des couches usagées, permettent de vérifier comment les couches Pampers absorbent les liquides corporels des bébés. Pour cela, des couches usagées sont examinées et analysées dans des laboratoires spéciaux.

 - Les tests d'humidité de la peau. Des spécialistes du développement des produits analysent l’humidité de la peau dans la zone de la couche afin de déterminer si la couche Pampers maintient la peau de bébé bien au sec.

 - Les tests de maintien. Ici, les bébés peuvent gambader et jouer sur un petit terrain de jeu. Pendant qu'ils jouent, un spécialiste du développement des produits fait particulièrement attention au maintien des couches et vérifie si celle-ci reste bien en place.

 - Les sondages auprès des parents. En marge des différents tests, beaucoup de parents remplissent régulièrement des questionnaires concernant différents thèmes relatifs aux couches. Ces réponses aident l'équipe de chercheurs à améliorer en permanence les ‘‘Pampers’’ et à donner de nouvelles impulsions au marché de la couche. »